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Les chiffres de la demande d’emploi de la région Auvergne-Rhône-Alpes au 1ere trimestre 2022

| Publié le 28 avril 2022
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Mise à jour

 

Pour le quatrième trimestre consécutif, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en Auvergne-Rhône-Alpes et n’ayant exercé aucune activité (cat. A) est en forte diminution au 1er trimestre 2022. Il s’établit en moyenne à 331 560, en baisse de 5,8 % (-20 270 demandeurs d’emploi) par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le recul atteint -19 %. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A se situe au niveau le plus bas depuis 9 ans. En France métropolitaine, ce nombre baisse de 5,3 % ce trimestre (-16,5 % sur un an).

Le retrait constaté ce trimestre au niveau régional s’observe, à des degrés divers, dans tous les départements de la région : plus important à l’est de la région (- 8,1 % en Savoie, - 7,3 % en Haute-Savoie, -5,8 % en Isère) que dans le Cantal et le Rhône (-5,7 %), dans la Loire, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme (-5,5 %). C’est en Ardèche (-5 %), dans l’Ain, dans la Drôme (-4,9 %) et dans l’Allier (-4,6%) que la baisse est la moins marquée, tout en restant à un niveau notable. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A diminue dans tous les départements, surtout en Savoie (-32,7 %), en Haute-Savoie (-25,8 %) et dans le Cantal (-20,9 %). Dans tous les départements, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A est inférieur à celui du quatrième trimestre 2019 (avant crise sanitaire).

La baisse régionale sur le trimestre est légèrement plus marquée chez les hommes (- 6,4 %) que chez les femmes (-5,1 %), mais l’écart en volume est désormais quasiment nul. Le recul pour les hommes avait également été plus fort que celui des femmes sur un an, mais les hommes avaient été plus concernés par les hausses pendant la crise sanitaire. Cette baisse est également plus marquée chez les jeunes : -13,1 % chez les moins de 25 ans, -5 % chez les 25-49 ans, -4 % chez les 50 ans ou plus. Le recul est encore plus fort si l’on compare au 4ème trimestre 2019 : - 23,3 % pour les moins de 25 ans, - 11,2 % pour 25-49 ans et - 4,2 % pour les 50 ans et plus.

Si l’on prend en compte les personnes qui cumulent emploi et chômage (catégories B et C), on dénombre 608 230 demandeurs d’emploi inscrits en catégories ABC au 1er trimestre 2022. Ce nombre baisse de 3 % (-18 850 demandeurs d’emploi) par rapport au trimestre précédent. Le nombre des demandeurs ayant exercé une activité réduite courte (moins de 78h, cat. B) est en hausse de 1,5 % sur cette période. Celui de ceux ayant exercé une activité réduite plus longue (plus de 78h, cat. C) augmente légèrement (+ 0,1 %). Sur un an, la baisse du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie ABC atteint -10 %, ce qui semble confirmer une possible bascule d’un nombre important de demandeurs d’emploi de la catégorie A à la catégorie C, en hausse de 6 % sur un an.
Les chômeurs de longue durée (inscrits depuis un an ou plus) représentent 47,2 % des personnes inscrites en catégorie ABC. Cette part est en baisse de 1,1 point sur le trimestre mais en hausse de 2,6 points depuis le 1er trimestre 2020 (début de la crise sanitaire).

En termes de flux, le nombre moyen d’entrées en catégorie ABC (60 630) est en hausse de 2,7 % par rapport au trimestre précédent. Cette hausse concerne la plupart des motifs : fins de contrats, ruptures conventionnelles (+5,8 % pour les deux motifs), fins de mission d’intérim (+6,8 %), démissions (+9,2%). Les entrées pour licenciements économiques (- 5,5 %), première entrée sur le marché du travail (-6,4%), retour d’inactivité (-1,1 %) et pour motif indéterminé (-3,6 %) sont en baisse.

Les sorties des listes de Pôle emploi (66 150) sont en légère hausse sur ce trimestre (+ 0,6 %). En effet, l’augmentation des entrées en stage ou en formation (+3,8 %), des arrêts de recherche en raison de maladie (+2,7 %), et de cessation d’inscription par défaut d’actualisation (+6,6) compensent la baisse des sorties pour reprise d’emploi déclarée (-7,7 %), pour des arrêts de recherche en raison de maternité, retraite … (-1,1%), pour radiation administrative (-0,8%), ou pour d’autres motifs (-0,6 %).

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